Consultant e-commerce : micro-entreprise, SASU ou EURL ?
La micro-entreprise convient pour lancer une activité de conseil e-commerce, tant que le chiffre d'affaires reste sous 83 600 € HT par an, plafond prévu pour 2026 à 2028. Au-delà, ou dès que vos dépenses pèsent (outils, sous-traitants, déplacements), une société devient souvent plus intéressante.
En micro, vous payez vos cotisations sur le chiffre d'affaires, sans pouvoir déduire vos abonnements logiciels ni la rémunération d'un développeur à qui vous confiez une partie du travail. La SASU fait du président un assimilé salarié et permet de combiner rémunération et dividendes ; l'EURL, dont le gérant associé unique est travailleur non salarié, coûte en général moins cher en cotisations. Le choix dépend de votre protection sociale, de vos projets et de votre niveau de revenus : nous le faisons avec vous, chiffres en main.
Régie, forfait ou commission sur les ventes : comment facturer ses missions ?
Un consultant e-commerce combine souvent plusieurs façons d'être payé, et chacune se facture différemment. La régie se facture au jour, comme une mission de conseil classique ; le forfait couvre un livrable précis, par exemple une migration vers Shopify ou la mise en ligne sur une marketplace.
La rémunération à la commission, calculée sur les ventes que vous aidez à générer, demande plus de rigueur : le contrat doit dire sur quelle base se calcule le pourcentage (chiffre d'affaires TTC ou HT, retours déduits ou non), à quel rythme le client vous transmet ses chiffres et quand vous facturez. Une commission reste une prestation de services, que nous comptabilisons au moment où elle vous est due, pas seulement quand elle est payée.
Pour un consultant qui travaille surtout en régie via une plateforme de freelances ou une agence, le schéma ressemble à celui des consultants en marketing digital : un donneur d'ordre unique, des délais de paiement à surveiller.
Shopify, applications, publicité : la TVA des abonnements étrangers
Beaucoup de vos outils sont facturés depuis l'étranger, et la TVA ne s'y applique pas comme sur une facture française. Lorsque le fournisseur est établi dans un autre pays de l'Union et que vous lui donnez votre numéro de TVA intracommunautaire, sa facture arrive en principe hors taxe : votre entreprise déclare elle-même la TVA due, et la déduit si elle y a droit.
Ce mécanisme d'autoliquidation est souvent oublié par les indépendants, avec des écarts qui apparaissent au premier contrôle. Nous paramétrons ces fournisseurs une fois pour toutes dans votre comptabilité, et nous vérifions chaque nouveau logiciel que vous ajoutez à votre pile d'outils.
Marques européennes et boutiques internationales : facturer un client étranger
Une mission de conseil pour une entreprise établie dans un autre pays de l'Union se facture en principe hors taxe, avec la mention d'autoliquidation et le numéro de TVA de chaque partie. Pour un client professionnel situé hors de l'Union, la prestation n'est en principe pas soumise à la TVA française.
Les choses se compliquent quand un même client vous paie à la fois des jours de conseil et une commission sur des ventes réalisées dans plusieurs pays. Nous regardons chaque contrat au moment où il est signé, pour que les mentions soient justes dès la première facture.
Programmes partenaires et commissions des plateformes
Les plateformes de boutique en ligne et de nombreuses applications proposent des programmes partenaires qui reversent une part des abonnements des clients que vous leur apportez. Ces sommes sont des recettes professionnelles à part entière, même quand elles arrivent sur un compte de paiement en ligne ou en devises.
Nous rattachons chaque reversement au relevé de la plateforme, nous traitons la conversion en euros et nous vérifions la TVA applicable selon le pays du payeur. C'est souvent sur ces petites lignes que les comptabilités de consultants e-commerce prennent du retard.
Conseiller et vendre : quand vous avez aussi votre propre boutique
Si vous exploitez aussi une boutique en propre, vous exercez deux activités qui ne relèvent pas des mêmes règles. La vente de marchandises suit un plafond micro de 203 100 €, le conseil celui de 83 600 €, et les deux activités s'apprécient chacune avec ses propres seuils.
La boutique apporte aussi ses obligations : stock, marges, frais de port, ventes à des particuliers d'autres pays de l'Union. Nous séparons les deux activités dans votre comptabilité pour que chacune se lise clairement, et nous vous disons quand une structure unique ou deux structures distinctes ont du sens.
Premiers sous-traitants, premier associé : passer de freelance à agence
Le jour où vous confiez des intégrations à un développeur ou du contenu à un rédacteur, votre activité change d'échelle. Les factures de vos sous-traitants deviennent des charges, la marge se calcule par projet, et la trésorerie doit couvrir l'écart entre ce que vous payez et ce que vos clients règlent.
Quand l'équipe grandit, l'organisation se rapproche de celle d'une agence web et de communication : société, associés, pacte, éventuellement holding. Nous préparons ce passage avec vous, au rythme de vos projets.
Pourquoi un expert-comptable qui connaît le e-commerce
Un consultant e-commerce manipule les mêmes outils que ses clients : il sait ce qu'est un taux de conversion, mais n'a pas toujours le temps de suivre l'autoliquidation de ses abonnements ou les reversements de ses programmes partenaires. DCE Expertise, cabinet de Déborah Cattan, experte-comptable et commissaire aux comptes, accompagne les consultants e-commerce et les autres freelances du numérique partout en France, à distance ou au cabinet.
Nous travaillons sur Pennylane, avec un interlocuteur qui connaît votre dossier, vos clients et vos modes de rémunération. Le premier échange sert à poser votre situation et à vous dire ce que nous ferions à votre place.
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