Installation d'un chirurgien-dentiste : création ou reprise de cabinet ?
Un chirurgien-dentiste qui s'installe a deux voies : créer son cabinet ou reprendre celui d'un confrère qui part. La création demande un investissement lourd en matériel et en travaux, mais une patientèle à construire ; la reprise apporte des patients dès le premier jour, avec un prix à financer.
Dans les deux cas, le prévisionnel est la pièce maîtresse : il chiffre les échéances d'emprunt, les loyers, les charges de personnel, les consommables et le laboratoire, face aux honoraires attendus. Les banques le demandent ; il sert surtout à vous dire si le projet vous laissera un revenu suffisant les premières années. Nous le construisons avec vous, sur des hypothèses que vous validez.
Pour une reprise, nous examinons les derniers comptes du cédant : honoraires par type d'acte, part des prothèses, charges réelles, état du matériel. Le prix d'un cabinet ne se juge pas sur un seul chiffre.
Fauteuil, radiologie, empreinte optique : financer et amortir le matériel
Le cabinet dentaire est l'un des plus équipés des professions libérales : fauteuil, radiologie panoramique ou cone beam, empreinte optique, chaîne de stérilisation, parfois une unité de fabrication assistée par ordinateur. Ces équipements se financent par emprunt, par crédit-bail ou par location.
Le choix a des effets comptables différents. Un équipement acheté est inscrit à l'actif et amorti sur sa durée d'utilisation ; un équipement en crédit-bail ou en location génère des loyers déductibles. Le crédit-bail peut lisser la charge, mais le coût total et la propriété finale diffèrent : nous comparons les offres avec vous avant de signer.
Le moment de l'achat compte aussi : un équipement mis en service en fin d'année n'est amorti que sur quelques mois de l'exercice. Nous vous le signalons avant la clôture, comme nous le faisons pour les vétérinaires, dont les cliniques sont tout aussi équipées.
Prothèses dentaires et TVA : ce qui est exonéré, ce qui ne l’est pas
Les soins dentaires sont exonérés de TVA. La fourniture d'une prothèse l'est aussi lorsqu'elle est fabriquée spécialement pour un patient déterminé, sur commande du praticien et à partir d'une empreinte. C'est le cas de la grande majorité des couronnes, bridges et appareils.
En revanche, la vente de produits standards (brosses à dents, produits d'hygiène bucco-dentaire) ou la revente en l'état de matériaux est taxable. Si votre cabinet vend ce type de produits, ces recettes se suivent à part et peuvent vous rendre redevable de la TVA au-delà du seuil de franchise. Nous faisons ce tri dès la mise en place de votre comptabilité.
Chirurgien-dentiste : rester en BNC ou créer une SELARL ?
En nom propre, vous déclarez vos bénéfices non commerciaux sur la 2035, vos frais réels et vos amortissements se déduisent. La SELARL ou la SELAS se pose quand le bénéfice est élevé, que les investissements sont lourds ou que vous vous associez : la société paie l'impôt sur les sociétés et vous vous rémunérez.
Les sociétés d'exercice libéral de chirurgiens-dentistes ont une particularité : leur capital est entièrement fermé aux tiers non professionnels. Une holding de type SPFPL, réservée aux membres de la profession, peut en revanche porter vos parts et l'emprunt qui a servi à les acquérir. Nous préparons ces montages avec votre avocat, et nous vérifions l'effet sur votre régime social avant de vous recommander une forme.
CARCDSF et Urssaf : les cotisations du chirurgien-dentiste
Les chirurgiens-dentistes libéraux cotisent à la CARCDSF pour la retraite de base, la complémentaire, le régime des prestations complémentaires de vieillesse et l'invalidité-décès, et à l'Urssaf pour la maladie, les allocations familiales, la CSG et la CRDS.
Pour les conventionnés, l'Assurance maladie prend en charge les deux tiers de la cotisation forfaitaire du PCV et participe à la cotisation maladie. Comme les cotisations sont d'abord calculées sur des revenus estimés puis régularisées, une bonne année se paie souvent plus tard : nous chiffrons ces régularisations à l'avance.
Assistante dentaire, collaborateur, SCM : organiser le cabinet
Un cabinet dentaire emploie presque toujours une assistante dentaire, parfois une secrétaire. Nous travaillons avec votre prestataire de paie pour intégrer les salaires et les charges dans vos comptes et dans votre prévisionnel.
Accueillir un collaborateur libéral permet de développer le cabinet sans embaucher : il exerce de façon indépendante, avec ses propres patients, et vous reverse une redevance en contrepartie des moyens mis à sa disposition. Les règles sont proches de celles des médecins libéraux. À plusieurs titulaires, la SCM partage les locaux, le personnel et le matériel commun ; elle répartit ses charges entre associés sur la déclaration 2036, et son exonération de TVA suppose une refacturation au centime de la quote-part de chacun.
Suivre le laboratoire de prothèse et les consommables
Les factures du laboratoire et des fournisseurs de consommables représentent une part importante de vos charges. Elles se rapprochent des actes réalisés : une prothèse posée mais pas encore facturée, ou facturée par le laboratoire mais pas encore posée, crée des décalages que nous suivons.
Ce suivi vous donne aussi une information de gestion précieuse : la marge réelle par type d'acte prothétique, une fois le laboratoire payé. C'est un indicateur que nous mettons en avant à chaque point annuel.
Il aide aussi à décider s'il est utile de changer de laboratoire ou de passer à la fabrication en interne.
Pourquoi un expert-comptable qui connaît les chirurgiens-dentistes
Un cabinet dentaire tient à la fois du cabinet médical et de la petite entreprise : investissements, personnel, laboratoire, prothèses. DCE Expertise, cabinet de Déborah Cattan, experte-comptable et commissaire aux comptes, accompagne les chirurgiens-dentistes libéraux partout en France, à distance ou au cabinet, au sein de notre offre d'expert-comptable santé.
Nous partons de votre projet : installation, reprise, association, passage en société. Nous reprenons votre dossier si vous changez de cabinet comptable, et vous disposez d'une comptabilité tenue sur Pennylane, avec un interlocuteur qui connaît vos équipements et vos échéances. Les sages-femmes, qui partagent votre caisse de retraite, nous posent d'ailleurs des questions très proches sur la CARCDSF.
Chirurgien-dentiste, faisons le point sur votre situation.
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